Tendances Francfort 2013

La foire du livre de Francfort est maintenant derrière nous et tous s’entendent pour dire que cette foire a été l’une des meilleures de la décennie. Javier Celaya de Dosdoce.com, avec qui nous collaborons fréquemment, énonce sur son blogue les tendances qui se dégagent de cette dernière édition du rendez-vous annuel de l’édition.

  • « Dans un monde où l’on retrouve de moins en moins de librairies, les éditeurs doivent se concentrer sur la relation directe avec leurs lecteurs » (selon Mark Dolhe, PDG de Penguin Random House). En d’autres termes : vendez directement.
  • Au-delà de la librairie : prolifération de nouveaux canaux de vente tant pour les livres papier que pour les livres numériques.
  • Création de communautés de lecteurs. À l’ère numérique, les éditeurs comprennent qu’il est impératif d’avoir une relation directe avec leurs lecteurs.
  • Boom de l’autoédition comme nouvelle source de revenu et comme nouvelle façon de « repêcher » des contrats de droits.
  • Achat et vente de droits de distribution et de commercialisation d’applications (et l’application n’est pas considérée au même titre qu’un livre numérique).
  • Les éditeurs font le pari d’une politique de prix pour leurs livres numériques plus dynamique et compétitive.
  • L’augmentation du budget accordé à des outils qui permettent aux éditeurs d’analyser le comportement du lecteur afin de mieux définir des stratégies de vente et de marketing.
  • Un engagement fort à l’exportation du livre numérique. Apparition de projets pilotes pour traduire à l’interne des titres dans différentes langues (espagnol, chinois, allemand, etc.) et revendre directement ces titres, sans vente de droits.
  • Le nouveau buzz word : la « vente sociale » des livres numériques.
  • Intérêt croissant envers les métadonnées sémantiques pour enrichir le processus de découverte et de recommandation des livres et des auteurs.
  • Vidéo, vidéo, vidéo : utilisation accrue des bandes-annonces vidéo et de divers documents audiovisuels pour promouvoir des livres et des auteurs.
  • Étonnamment, aucune mention du mot le plus répété dans l’industrie de l’édition : le piratage. Non qu’il n’y ait pas de problème, mais on ne veut pas perdre de temps à en parler. Les éditeurs semblent avoir décidé de se battre avec une large gamme de produits, des prix compétitifs et de nombreux services autour du contenu.

[Traduction libre, pour voir l’article original, en espagnol, cliquez ici]


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