Pourquoi se préoccuper de découvertibilité?

Depuis plusieurs mois, la popularité du mot discoverability ne se dément pas dans l’actualité du livre numérique. L’attention portée au concept montre un défi bien réel pour les éditeurs : parmi tous les livres disponibles, comment porter les siens à l’attention des lecteurs potentiels, comment augmenter les probabilités qu’ils soient découverts? Le Web offre de nombreuses pistes de solutions.

Bref aparté linguistique : afin de traduire le mot anglais discoverability, j’utiliserai désormais « découvertibilité » — mot inventé — tel que suggéré par un de nos lecteurs. J’aimais bien « découvrabilité », mais il s’appuyait sur l’adjectif « découvrable », qui qualifie uniquement un « véhicule qui peut être découvert, dont on peut ouvrir le toit ». Certaines sources francophones parlent de « chances de découverte », d’autres sources de « visibilité ». Je préfère personnellement avoir un mot dédié au concept.

Son importance pour augmenter les revenus des éditeurs

Les éditeurs investissent temps et argent dans la numérisation de leurs nouveautés et de leur fonds éditorial. Il est donc souhaitable d’accroître au maximum les chances de revenus tirés de ces investissements. Les efforts de découvertibilité pourraient servir à allonger la période initiale sur laquelle les nouveaux livres génèrent des revenus et à favoriser la (re)découverte des titres plus anciens dans le but d’augmenter les revenus.

Les différentes sources de découvertibilité

Un livre peut être découvert de diverses façons. Lors d’une présentation offerte par Digital Book World intitulée Book discovery in a digital and social age, Andrew Rhomberg (fondateur de Jellybooks) en a évoqué plusieurs. J’ai ajouté un exemple pour chacune d’entre elles.

  1. Par un heureux hasard (serendipitous discovery) : vous feuilletez le catalogue de votre libraire préféré et un des livres numériques présentés attire votre attention.
  2. Par une recommandation personnelle (social discovery) : via un réseau social, vous lisez une citation extraite d’un livre qu’un ami aime et partage.
  3. Par une mention dans un contexte (distributed discovery) : vous écoutez une émission de télé où l’animateur interroge un auteur sur son dernier livre.
  4. Par les données (data-driven discovery) : un site Web analyse vos achats et votre liste de souhaits pour vous proposer d’autres livres.
  5. Par une prime ou une récompense (incentivised discovery) : vous recevez en primeur un exemplaire de livre dans le cadre d’une opération promotionnelle.

Il y a bien d’autres sources, mais celles exposées ci-dessus ont été expérimentées par Jellybooks avec leurs lecteurs.

L’Entrepôt numérique et Cantook favorisent la découvertibilité de vos titres

Nos plateformes de distribution de livres numériques permettent de documenter un très grand nombre de métadonnées facilitant les recherches dans les catalogues des libraires ou sur le Web (d’où toute l’importance d’y accorder un grand soin!).

De Marque a aussi conclu un partenariat avec Tumbz afin de permettre aux utilisateurs de ce site de découvertes sociales de lier leurs profils à des livres entreposés dans nos plateformes. Le feuilleteur d’extraits peut également servir à favoriser la découvrabilité : nous vous donnions récemment la marche à suivre afin d’inclure des liens de feuilletage sur Pinterest. Notre service de promotion permet l’envoi d’exemplaires numériques gratuits. Notre équipe a constamment en tête la découvertibilité de vos titres.

La découvertibilité en soi n’est pas suffisante

Au-delà de l’importance d’augmenter les chances que vos livres soient découverts, il faut assurément voir plus loin. Comme le mentionnait Rob Eagar, fondateur de Wildfire, dans un billet publié l’an dernier sur le blogue du Digital Book World :

[…] la découvertibilité se révèle inefficace si elle ne génère pas la « diffusabilité » (spreadability) […] Le but du marketing ne devrait pas être limité à aider les lecteurs à découvrir de nouveaux livres. Le but serait de dire aux lecteurs pourquoi ils devraient le lire, stimuler le désir de l’acheter et encourager le bouche-à-oreille. (traduction libre)

Vous vous souciez déjà de découvertibilité sans le savoir; il s’agit maintenant de pousser plus loin la réflexion et de ne pas avoir peur d’explorer de nouvelles avenues. Il faut nourrir vos stratégies et vos tactiques commerciales pour incorporer plusieurs points d’entrées vers vos livres et s’assurer que ce que les lecteurs trouvent leur donne envie de passer à l’achat ou d’en parler. Les gens passent de plus en plus de temps sur Internet, et via différents supports (tablettes, téléphones, etc.) qui servent aussi à la lecture : votre défi est d’aller à la rencontre de ces lecteurs!


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