Les livres et les réseaux sociaux

Maintenant que les livres sont, pour la plupart, disponibles en versions numériques, l’essentiel est de les rendre accessibles — de permettre aux lecteurs de les découvrir et de se les procurer facilement. Aux États-Unis, on parle de la discoverability. Je n’ai pas encore trouvé d’équivalent en français — si vous avez des idées, elles sont bienvenues!

Pour permettre aux lecteurs de découvrir des livres qui les intéresseront, il faut bien sûr s’assurer qu’ils soient bien visibles aux endroits où les gens achètent leurs livres numériques: les librairies en ligne, Kobo, le iBookstore, Amazon, etc. Il faut que quelqu’un qui cherche un livre puisse le trouver aisément. C’est la base.

Mais il faut plus…

Le monde du livre en est un de bouche à oreille — de recommandations et de partages. On lit beaucoup ce que nous suggèrent des amis ou des critiques qu’on apprécie, dont les goûts correspondent généralement aux nôtres. Et pour cela, en numérique, il faut pouvoir s’appuyer sur les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux s’emparent généralement assez spontanément des livres… Les gens n’attendent pas que les éditeurs leur en donnent la permission pour parler — en bien ou en mal, d’ailleurs — de leurs livres. Mais il est possible de les aider à le faire, d’augmenter ainsi l’efficacité du bouche à oreille virtuel.

C’est avec cet objectif en tête que nous avons convenu d’un partenariat avec Tumbz, une startup de Québec qui déploie actuellement un réseau social autour de la musique, de la vidéo et… du livre.

Tumbz s’appuyant sur de grandes bases de données états-uniennes pour bâtir son catalogue de référence, peu de livres francophones s’y retrouvaient. Cela avait pour effet que les utilisateurs, mêmes francophones, étaient le plus souvent mis en situation d’acheter des livres en anglais… ce qui n’est pas mal en soi, mais qui n’est certainement pas une bonne chose pour les éditeurs francophones!

Nous avons donc travaillé à établir des liens entre Cantook (l’Entrepôt numérique, au Québec, Eden Livres, en France, et Edigita, en Italie) et Tumbz…. Les éditeurs peuvent maintenant d’un seul clic rendre visibles leurs livres aux utilisateurs de Tumbz et compter sur eux pour contribuer à les faire connaître et à les suggérer à leurs amis — grâce à une information complète, une vignette de couverture, un extrait feuilletable gratuitement… et un bouton pour en faire directement l’achat (dans ce cas, Tumbz redirige les acheteurs de livres francophones sur ruedeslibraires.com).

Nous souhaitons établir dans les prochains mois de nombreuses collaborations de ce type avec toutes sortes de réseaux sociaux autour du livre — comme Babelio, par exemple (on va finir par y arriver les gars!) — toujours dans le but de permettre d’accroître la découvrabilité (j’ose!) des livres des éditeurs qui nous font confiance. Et toujours guidé par l’idée que, partout où on parle d’un livre sur Internet, il devrait y avoir tout près un bouton pour l’acheter.

L’étape suivante, très bientôt (on en parlait d’ailleurs dans l’émission Génération Inc. consacrée à De Marque), ce sera d’offrir aux éditeurs des outils pour mieux comprendre l’écho des réseaux sociaux, pour leur permettre de mieux interpréter ce que cela signifie d’un point de vue marketing et les aider à rejoindre encore plus efficacement leurs lecteurs.


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